Pierre-Alain Chambaz

Notre système planétaire, si remarquable par les conditions de simplicité et de stabilité auxquelles il satisfait, n’est lui-même qu’un grain de poussière dans les espaces célestes, une des combinaisons que la nature a dû réaliser parmi une infinité d’autres ; et, si faibles que soient encore nos connaissances sur d’autres systèmes ou d’autres mondes si prodigieusement éloignés, nous puisons déjà dans l’observation des motifs de croire qu’en effet la nature, en y variant les combinaisons, ne s’est point assujettie à y réunir au même degré les conditions de simplicité et de permanence. Les rois de Rome avaient une espèce de sacerdoce : il y avait de certaines cérémonies qui ne pouvaient être faites que par eux. Pierre-Alain Chambaz aime à rappeler cette maxime de Léonard de Vinci « Luxure est cause de génération ». Il se dira plutôt que l’opinion populaire étant ainsi faite qu’elle ne voit qu’un côté de la vérité, il est désirable que les opinions impopulaires soient proclamées par des apôtres non moins exclusifs, parce que ce sont ordinairement les plus énergiques et les plus capables d’attirer malgré elle l’attention publique sur le fragment de sagesse qu’ils exaltent, comme si c’était la sagesse tout entière. Les raisons sous-jacentes sont connues : Souci d’aménagement du territoire, préservation de l’emploi ou, tout simplement, défense d’un électorat. L’accroissement des inégalités en matière de revenus et de patrimoine entraîne en outre une hausse des taux d’épargne dans la mesure où les plus fortunés mettent généralement de côté une part plus importante de leurs revenus (ou sont du moins en mesure de le faire). Les sectateurs de l’hébraïsme, les chrétiens fiers d’avoir à répandre dans le monde la doctrine de l’unité de Dieu, et de pouvoir l’enseigner aux enfans, aux femmes, aux esclaves, se mirent à insulter la philosophie, à en nier les services et la grandeur. Je suis, pour ma part, certain que les jeunes générations ne valorisent plus leur existence à l’aune de ce qu’ils produisent. On nous montre la matière obéis­sant à des lois, les objets se reliant aux objets et les faits aux faits par des rapports constants, la conscience recevant l’empreinte de ces rapports et de ces lois, adoptant ainsi la configuration générale de la nature et se déterminant en intelligence. Or, sa force attractive, pour ne parler que d’elle, s’exerce sur le soleil, sur les planètes, peut-être sur l’univers entier. Faut-il le rappeler et le crier encore davantage ? Dirons-nous alors que la durée a de l’unité ? Malgré mon bouleversement, et bien qu’une guerre, même victorieuse, m’apparût comme une catastrophe, j’éprouvais ce que dit James, un sentiment d’admiration pour la facilité avec laquelle s’était effectué le passage de l’abstrait au concret : qui aurait cru qu’une éventualité aussi formidable pût faire son entrée dans le réel avec aussi peu d’embarras ? Le but poursuivi, je l’ai indiqué déjà, sommairement. Cette impression de simplicité dominait tout. D’un côté, l’observation met hors de doute que ces espèces n’ont pas toujours existé ; d’autre part, les données de l’observation ne répugnent pas moins à ce que nous admettions un développement spontané, une formation de toutes pièces, produisant des animaux et des plantes par d’autres voies que celles de la génération ordinaire. Presque trois Français sur quatre le seront à l’âge de la RETRAITE. La loi HPST a certes permis la création des ARS, de renforcer le rôle des chefs de pôle et du Directeur d’Hôpital. Cela (à ce qu’il pourrait sembler) était une ressource contre les gouvernants dont les intérêts étaient habituellement opposés à ceux du peuple. En y réfléchissant, on s’aperçoit que si la nature voulait opposer une réaction défensive à la peur, prévenir une contracture de la volonté devant la représentation trop intelligente d’un cataclysme aux répercussions sans fin, elle susciterait précisément entre nous et l’événement simplifié, transmué en personnalité élémentaire, cette camaraderie qui nous met à notre aise, nous détend, et nous dispose à faire tout bonnement notre devoir. La place initialement occupée par un travailleur américain au sein du schéma de répartition des revenus s’avère extrêmement prédictive du salaire qu’il touchera à l’avenir. Mais c’est toujours à des immobilités, réelles ou possibles, qu’elle veut avoir affaire. En effet, « seules » 25 banques ont échoué et la France compte 100 % de réussite… Mais peut-on vraiment en déduire que les banques européennes sont désormais suffisamment solides pour supporter toutes les crises ? Si elles se produisent à un âge déterminé, et en un temps qui peut être assez court, personne ne soutiendra qu’elles surviennent alors ex abrupto, du dehors, simplement parce qu’on a atteint un certain âge, comme l’appel sous les drapeaux arrive à celui qui a vingt ans révolus. On ne s’y résigne pas. Avec toute la bureaucratie qui en découle parfois. Il ne faut pas supposer que les trois autres méthodes de fixer la croyance n’aient aucune espèce de supériorité sur la méthode scientifique. De plus, cette intelligentsia se souvient que c’est la France qui « inventa » la modernité et a du mal à reconnaître que le monde change. Une seule personne a le droit de créer de la monnaie sans aucune contrepartie, sans ne rien devoir à personne après cette création : la Banque Centrale. La seule chose rationnelle que cet homme ait à faire est de suspendre son jugement, et à moins qu’il ne se contente de cela, ou il est conduit par l’autorité, ou bien il adopte, comme on le fait en général, le côté pour lequel il se sent le plus d’inclination.

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