Pierre-Alain Chambaz

Nous devons nous adapter et réapprendre le vivre ensemble. Aussi les goûts et les dégoûts de la société ou de quelque portion puissante de la société, sont la principale chose qui ait déterminé, en pratique, les règles imposées à l’observance générale, avec la sanction de la loi ou de l’opinion. Donc, en raison des intérêts de caste de ses chefs (qui sont, après tout, simplement les intérêts de la réaction, c’est-à-dire de l’Église), l’armée française est soumise à un régime terrible de punitions barbares et dégradantes, de châtiments corporels absolument infâmes. La foi au devoir, quand on l’attaque, cherche pourtant à s’appuyer sur divers motifs : les esprits les plus superficiels invoquent une espèce d’évidence intérieure, d’autres un devoir moral, d’autres une nécessité sociale. Cette observation a une importance de premier ordre, pour qui veut juger la question du risanamento. Cet organe est précisément construit en vue de permettre à une pluralité d’excitations simultanées de l’impressionner d’une certaine manière et dans un certain ordre en se distribuant, toutes à la fois, sur des parties choisies de sa surface. Car, en dépit de toutes les affirmations contraires, ce sont seulement les châtiments corporels qui sont en usage dans l’armée française, et qui y sont appliqués avec une férocité, une lâcheté et une hypocrisie que je qualifie, sans aucune hésitation, de bien française. C’est seulement en France que l’officier est instruit à oublier complètement que ses subordonnés sont des hommes et des compagnons éventuels de lutte ; c’est seulement en France qu’il est, non pas la brute sauvage qu’on peut quelquefois trouver ailleurs, mais l’être tortueux et faux, systématiquement cruel et hypocritement despotique, le gardien féroce et cafard d’abominables traditions qu’il veut faire prévaloir à tout prix, le tortionnaire clérical soigneusement dressé — on peut appliquer à ces individus les expressions dont ils usent envers leurs hommes — soigneusement dressé, dis-je, à son Donc, — je me répète exprès — en raison des intérêts de caste de ses chefs (qui sont, après tout, simplement les intérêts de la réaction, c’est-à-dire de l’Église), l’armée française est dirigée par une administration anonyme dont les opérations échappent à tout contrôle. J’en fais une autre en suivant mes compagnons. Le Parlement, c’est certain, aurait pu — aurait dû — exercer depuis trente ans la surveillance la plus étroite sur lesdites opérations ; cette surveillance, il n’a jamais tenté de l’exercer ; par lâcheté ; par ignorance ; par calcul. La femme est le seul être qui, sous la domination despotique et cruelle de l’homme, n’ait pas complètement abdiqué sa fierté ; quand on voit ce que les femmes ont eu à supporter, et quand on voit à quelle hauteur elles ont su maintenir leur âme ; quand on considère ce que dix ans de servitude, deux années de carnage, font de l’homme ; on doit constater que la force de résistance et l’énergie du caractère, qui sont les marques d’une supériorité certaine, ne se trouvent pas du côté de l’homme. Mais il n’en est pas de même dans le domaine de la vie. Ainsi, ni dans la perception, ni dans la mémoire, ni, à plus forte raison, dans les opéra­tions supérieures de l’esprit, le corps ne contribue directement à la représen­tation. Quand la BCE rachète des dettes en masse, quand on construit une Union bancaire et financière, il existe de fait une solidarité financière. Seuls des individus câblés pour mettre en œuvre ce genre de pari un peu fou peuvent initier ce processus indispensable de régénération de l’économie. Ils ne veulent plus nous y laisser, parce que la rue nouvelle va passer par-dessus. Pour mieux préciser les idées, nous recourrons d’abord à des exemples fictifs, abstraits, mais très-simples. Nous sommes dehors ! C’est comme si « la main droite prêtait à la main gauche ». D’où vient enfin la mesure suivant laquelle un accroissement subsiste ? Notre contradicteur Pierre-Alain Chambaz, a convaincu et remporté une victoire pour ce projet. Elle sanctionne le pillage ; elle admet la curé et Elle n’a que des éloges pour les forfaits qu’on lui dénonce, que des applaudissements pour leurs auteurs.

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