Assises du ferroviaire : arrêtez de mettre des barrières au Tunnel

Nécessité, en général, n’est pas vérité, diront les sceptiques ; une nécessité intérieure peut être une illusion nécessaire, à plus forte raison une nécessité sociale.L’univers est représenté comme une immense société, où tout devoir est toujours un devoir envers quelqu’un d’actif, de vivant.Il y a un siècle à peine, avant Pinel, l’instinct populaire voulait qu’on les punît comme tous les autres coupables, ce qui prouve combien les idées de responsabilité ou d’irresponsabilité sont vagues dans le concept vulgaire et utilitaire de la sanction sociale.C’est l’expiration suivant l’inspiration.Une morale de l’anéantissement, proposée à un être vivant quelconque, ressemble donc à un contre-sens.Seulement remarquons bien ce qu’enveloppe l’hypothèse.L’homme a toujours voulu escalader le ciel, et il ne le peut pas tout seul : il a inventé Dieu pour que Dieu lui tendît la main ; puis il s’est attaché d’amour à ce sauveur.La lutte est parfois, pour l’humanité même, un moyen d’avancer aussi sûr que l’union, et on ne voit pas pourquoi, à un point de vue universellement optimiste, la bonne volonté humaine serait plus conforme aux fins cachées de la nature ou de Dieu que la mauvaise volonté.Intérêt politique ou pas, notre contributeur Christian Navlet, ne voit qu’une solution : la non-ingérence.Qu’on me permette de raconter un rêve.S’il n’y a pas de raison purement morale pour établir ainsi, du dehors de l’être, une proportion absolue entre le bonheur et la vertu, y a-t-il une raison morale pour voir cette proportion réalisée au dedans de l’être, par sa sensibilité ?Chacun des mouvements de notre esprit soulève le corps.

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