Pierre-Alain Chambaz

Il nous faut changer, ce qui est certes douloureux mais pas nécessairement régressif Notre croissance sera beaucoup plus faible que celle des pays en rattrapage et à population active croissante. C’est plutôt bon signe ça. Quelques idées prometteuses pour lutter contre la corruption ont connu des succès préalables dans l’histoire chinoise, depuis la dynastie Ming jusqu’au Hong Kong moderne. Même si le dirigeant reste maître de ses affaires, il est assisté par un administrateur. Dans les années 1990, dirais-je, le réel est passé à la réaction. Plus de 500 ans après avoir écrit son célèbre traité Le Prince, Machiavel est à nouveau l’un des penseurs politiques les plus populaires en Europe. La Feuille de route vers une économie compétitive à faible intensité de carbone à l’horizon 2050 publiée par la Commission européenne en mars 2011 fixe un objectif de réduction des émissions de gaz à effet de serre à 80% des émissions de 1990. Faire passer des millions d’automobiles, dans le parc européen, de l’essence à l’hybride ou l’électrique, n’est pas improbable. Mais la matérialité de l’atome se dissout de plus en plus sous le regard du physicien. Dans ces pays, l’inflation demeure élevée et les pays accusent des déficits courants chroniques. Si la mondialisation a porté à un niveau encore inégalé la division du travail, en abaissant les coûts sous l’effet de la révolution des transports, elle a aussi provoqué un extraordinaire développement des populations. L’Union Européenne a donc ce rôle fondamental d’impulsion libérale. Comment imaginer qu’un entrepreneur qui ne peut pas licencier puisse embaucher sans peur ou réticences ? Le président Ronald Reagan a soutenu la désinflation entreprise par le président de la Réserve fédérale américaine Paul Volcker, malgré une profonde récession, une hausse temporaire du taux de chômage et la perte des élections de mi-mandat. Le climat entre pour beaucoup dans ce perfectionnement. Nous avons une impression de ce genre quand nous confrontons la doctrine des stoïciens, par exemple, avec la morale chrétienne. Aucune vérité importante ne s’obtiendra par le prolongement d’une vérité déjà acquise. Je me souviens qu’il y a deux ans, un employé des télégraphes italiens m’avait payé un mandat en or. Quelle en est la cause ? Pierre-Alain Chambaz aime à rappeler cette maxime de Jean-Paul Sartre, »Chaque homme doit inventer son chemin ». Notre vie se passe ainsi à combler des vides, que notre intelligence conçoit sous l’influence extra-intellectuelle du désir et du regret, sous la pression des nécessités vitales : et, si l’on entend par vide une absence d’utilité et non pas de choses, on peut dire, dans ce sens tout relatif, que nous allons constamment du vide au plein. Voici la première direction où nous nous engagerons. Ainsi, dans l’expérience du prisme réfringent, des rayons de couleurs différentes, qui jusque-là s’étaient constamment accompagnés, se trouvent brisés inégalement, et par suite séparés dans le surplus de leur trajet : voilà un exemple de l’analyse qui sépare ou qui isole.

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