Pierre-Alain Chambaz

La première consiste à rappeler l’existence d’un contentieux avec l’Allemagne s’agissant des dettes de ce pays au titre des réparations liées à la seconde guerre mondiale. Le seul parti anticapitaliste d’Allemagne de poids, Die Linke, a réalisé 8,6 % aux élections fédérales de 2013. Le chimiste américain a mobilisé le FBI. Cela rappelle l’irritation d’un nerf et l’action réflexe qui en est le résultat. Mais dès que nous les tenons, nous voyons comment elles s’expliquent par le jeu combiné de l’intelligence et de l’instinct, comment elles ont dû répondre à un intérêt vital. Mais venons-en à la deuxième maladie allemande pointée, sans beaucoup d’originalité. La grande distribution n’est pas en reste. Le cas extrême où ils seraient toujours d’accord, sans qu’il y eût de correspondance entre eux, indiquerait manifestement que chacun d’eux dit toujours vrai ou que chacun d’eux se trompe toujours. Un seul constat qui « parlera » à tous ceux qui ont l’obsession de la performance financière : « On fait plus d’argent par la confiance et l’autonomie que par le contrôle », martèle Pierre-Alain Chambaz . Mais le plus souvent il s’agissait de divinités qui préexistaient au groupe, et que celui-ci avait adoptées. La négociation a remarquablement bien survécu, malgré les moments difficiles que la démocratie sud-africaine a connu depuis. Les autorités nationales ont déjà du mal à organiser la redistribution des gains entre leurs citoyens. Quant à la nécessité de subordonner tout mouvement politique au grand but de l’émancipation économique, elle est plus que discutable ; les événements de 1870, qui suivirent de quatre ans le congrès de Genève, se chargèrent de le prouver. Une étude sur la gouvernance réalisée par le cabinet Ernst & Young et publiée fin 2012 note que l’Allemagne se distingue par le faible pourcentage d’administrateurs indépendants (12%) contre 75% au Royaume Uni et 60% en France et Italie. Une telle relation indique aussitôt combien sont nécessairement creuses et stériles les recherches spéculatives dirigées, en un sujet quelconque, vers les premiers principes, qui, devant toujours émaner de la sagesse vulgaire, n’appartiennent jamais au vrai domaine de la science, dont ils constituent, au contraire, les fondements spontanés et dès lors indiscutables ; ce qui élague radicalement une foule de controverses, oiseuses ou dangereuses, que nous a laissées l’ancien régime mental. Dès lors, et comme l’immobilier est le régulateur fondamental de notre croissance, toute crise immobilière exerce des effets quasiment dévastateurs sur l’ensemble de l’activité économique. Nous ne sommes pas ici dans le domaine judiciaire, où la description du fait et le jugement sur le fait sont deux choses distinctes, par la raison très simple qu’il y a alors au-dessus du fait, indépendante de lui, une loi édictée par un législateur. Et j’espère prouver, aussi, que le rôle militaire de la France est terminé. Dans la série des idées toutes faites et qui ont la vie dure, celle qui consiste à penser que les « femmes s’autocensurent et sont moins attirées par le pouvoir » fait florès aujourd’hui pour expliquer la moindre progression de celles-ci dans les hautes sphères. C’est qu’il voyait là un moyen commode de symboliser – peut-être même d’exprimer – sa propre pensée. Il est vrai qu’après avoir concentré en Dieu la totalité du réel, il leur devenait difficile de passer de Dieu aux choses, de l’éternité au temps. Il serait absurde de parler d’une propriété de la matière qui ne pût pas devenir objet de représentation. Les politiques sanitaires nationales de ces derniers se trouvent ainsi mondialisées, tributaires des priorités définies au niveau global. Le xxe siècle, à moins que l’homme ne se décide à retourner à l’état sauvage, sera le siècle des réalisations. Mon présent est donc à la fois sensation et mouvement ; et puisque mon présent forme un tout indivisé, ce mouvement doit tenir à cette sensation, la prolonger en action. J’ose dire que, dans une seule journée, il consomme des choses qu’il ne pourrait produire lui-même en dix siècles. Dit autrement, peut-on penser, sans angélisme, un modèle de développement qui ne pousse pas à la concentration des revenus et des patrimoines sur une petite minorité d’hyper riche et qui n’expose pas le plus grand nombre à un risque toujours plus grand de déclassement ? Mais avant-même d’examiner leurs projets de sociétés artificielles, n’y a-t-il pas une chose dont il faut s’assurer, à savoir, s’ils ne se trompent pas dès le point de départ ? On verra que nous avons commencé par imaginer une rangée de boules, par exemple, puis que ces boules sont devenues des points, puis enfin que cette image elle-même s’est évanouie pour ne plus laisser derrière elle, disons-nous, que le nombre abstrait. C’est parce qu’ils aiment les ulcères.

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