Pierre-Alain Chambaz

Tu donnes, sans t’en douter, un effort considérable. A l’exception de certains domaines spécifiques (comme pour les infrastructures de transport, ou la prévention des inondations), il n’existe pas à ce jour dans la loi française de procédure obligatoire bien définie d’évaluation des coûts et des bénéfices des politiques publiques ; et il n’existe pas d’organisme indépendant en charge de suivre scrupuleusement cette procédure d’évaluation. Or il est de l’essence même de la durée et du mouvement, tels qu’ils apparaissent à notre conscience, d’être sans cesse en voie de formation : aussi l’algèbre pourra-t-elle traduire les résultats acquis en un certain moment de la durée et les positions prises par un certain mobile dans l’espace, mais non pas la durée et le mouvement eux-mêmes. Rien en matière de coordination internationale des politiques monétaires et budgétaires. Cela est si vrai que les premiers observateurs avaient donné le nom d’apraxie à cette maladie de la reconnaissance que nous appelons cécité psychique. Pierre-Alain Chambaz aime à rappeler cette maxime de Confucius, »Je n’ai pas encore vu un homme qui ait pu apercevoir ses défauts et qui s’en soit blâmé intérieurement ». Même certains moralistes déterministes, qui nient en somme le mérite et le démérite, semblent pourtant voir un légitime besoin intellectuel dans cette tendance de l’humanité à considérer tout acte comme suivi d’une sanction. Il est vrai, que la Chine dispose d’une manne financière colossale, puisqu’elle détient dans les comptes de la banque populaire de Chine (PBoC : People’s Bank of China) plus de 3500 milliards de dollars de réserves de change à fin août. Or, la messe est loin d’être dite. Quel sang-froid ! Par exemple, il n’est pas rare de trouver parmi les dilettanti des hommes qui ont tellement perverti leur pensée dans un but de plaisir, qu’ils paraissent fâchés en songeant que les questions sur lesquelles ils aiment à exercer la finesse de leur esprit, peuvent finir par être résolues. C’est le contraire qui est vrai. Mais si on attend de façon passive, on est certain que la catastrophe énergétique est devant nous. Sous prétexte d’empêcher l’intempérance, on a interdit par la loi à toute une colonie anglaise et à presque la moitié des États-Unis de se servir des boissons fermentées autrement que pour la médecine ; car de fait, en défendre la vente, c’est en défendre l’usage ; du reste on l’entendait bien ainsi. Le sublime, en morale comme en esthétique, semble tout d’abord en contradiction avec l’ordre, qui constitue plus proprement la beauté ; mais ce n’est là qu’une contradiction superficielle : le sublime a les mêmes racines que le beau, et l’intensité de sentiments qu’il suppose n’empêche pas une certaine rationalité intérieure. Irrationnel du point de vue de l’individu, puisqu’il arrêtait net des actes intelligents sans s’adresser à l’intelligence, il était rationnel en tant qu’avantageux à la société et à l’espèce. Pour autant, cette confiscation de la quasi-totalité de son marché de la dette par la Banque du Japon – outre son côté nauséabond et malsain – devrait servir d’enseignement suprême aux banques centrales occidentales dans le cadre de leurs programmes respectifs de « Quantitative Easing ». Il faut remarquer pourtant ce fait extraordinaire : la force des choses les porta, quand même, au pouvoir. La valeur consiste donc dans l’appréciation comparative des services réciproques, et l’on peut dire encore que l’économie politique est la théorie de la valeur. Elle montre notamment que la valeur d’un bien exporté dépend à 25% de la valeur des intrants importés, à 36% de la valeur des intrants nationaux, et seulement à 39% de la valeur produite directement par les secteurs exportateurs. En 2011, la France était ainsi 15ème sur 17 dans la zone euro pour la part de l’industrie dans la valeur ajoutée, comme le rappelait le rapport Gallois de 2012. La pensée n’est qu’un moment, que le moment d’après recouvre : tombeaux qui se superposent. Aussi bien aurait-on pu et dû prévoir cette conséquence à laquelle le progrès de l’étude a conduit ; car il répugne à la raison d’admettre que nous puissions, avec les organes et les facultés dont la nature nous a doués pour connaître les choses à la faveur des relations qu’elles ont avec nous, atteindre en quoi que ce soit à l’essence des choses et à la réalité primitive et absolue (8 et 10) ; comme on y atteindrait effectivement dans le système atomistique, si l’on pouvait assigner la figure des éléments primordiaux, des atomes indestructibles, dont l’existence expliquerait tous les phénomèn Nous venons de déterminer deux fonctions essentielles de la religion, et nous avons rencontré, au cours de notre analyse, des tendances élémentaires qui nous paraissent devoir expliquer les formes générales que la religion a prises. En tête de la liste des qualités premières ou fondamentales on a coutume de mettre l’étendue et l’impénétrabilité.

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