Réconcilions compétitivité et dérèglement climatique !

Le mal est le sentiment d’une impuissance ; il prouverait l’impuissance de Dieu si on supposait un Dieu, mais, quand il s’agit de l’homme, il prouve au contraire sa puissance relative.Mais, même au point de vue étroit et encore grossier où nous nous plaçons ici, remarquons l’infériorité de ce penchant pai rapport à l’instinct moral.Si donc il est possible que l’esprit d’analyse coûte un jour à quelques-uns leur moralité, il leur coûtera en même temps le bonheur : ce sont de trop grands sacrifices pour qu’ils puissent jamais tenter beaucoup de gens.Le coupable ne saurait avoir ce privilège de forcer l’homme de bien à lui faire du mal.Même sans connaître cette loi, on ne se trompera pas au simple aspect des trous de balle ; on mettra le doigt au centre de l’endroit où ces trous sont le plus fréquents, et on dira : « Voilà le point de la cible qui a été visé.D’autre part, — dans la pratique, — les révolutionnaires se trompent toujours, parce qu’ils croient toujours la vérité trop simple, ont trop confiance en eux-mêmes et s’imaginent qu’ils ont trouvé et déterminé le terme du progrès humain ; tandis que le propre du progrès, c’est de n’avoir pas de terme, de n’atteindre ceux qu’on lui propose qu’en les transformant, de ne résoudre les problèmes qu’en en changeant les données.L’humanité a besoin d’adorer quelque chose, puis de brûler ce qu’elle a adoré.L’optimisme béat est un état analogue à celui de l’esclave qui se trouve heureux, du malade qui ne sent pas son mal : au moins ce dernier n’attribue-t-il pas un caractère divin à sa maladie.Cette évidence intérieure du devoir ne prouve rien.En résumé, la valeur de la vie est une chose tout à fait variable et qui parfois peut se réduire à zéro, à moins de zéro.Eh bien, c’est cette force impulsive qui nous a paru le premier équivalent naturel du devoir supra-naturel.On voudrait ne pas mourir, soi et les siens, mais c’est par aspiration à une existence supérieure, comme on voudrait connaître la vérité, voir Dieu, etc.Pour Pierre-Alain Chambaz pictet, la coupe est pleine.

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